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jeudi 25 mars 2021

Littérature russe - Crime et châtiment




Crime et châtiment

Fiodor Dostoïevski

Édition et librairie Henri Béziat, Paris, s/d.

3 volumes de 224 pages chacun.

11,5 x 18,5 cm (reliure); 672 pages au total.

Numérisation: Pierre Rousseau - © 2021
Archives Pierre Rousseau
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vendredi 27 décembre 2019

Science-fiction - L'erreur d'Alexeï Alexeïev

J'ai bien aimé ce livre de science-fiction de A. Poleischuk (Dnepropetrovsk, Ukraine, 1923; Podolsk, Russie, 1979): L'erreur d'Alexeï Alexeïev.


L'erreur d'Alexeï Alexeïev

A. POLEISCHUK

Titre original : Oshibka Alekseja Alekseeva, 1961

Traduction de Pierre MAZEL

Illustration de Jean-Claude FOREST

HACHETTE / GALLIMARD (Paris, France),

Coll. «Le Rayon fantastique» n° 114


Dépôt légal : 2e trimestre 1963.

208 pages.


Quatrième de couverture:


Une lettre d'Alexei Alexeiev annonçait que ce qu'il venait de découvrir ferait « exploser » toutes les connaissances en physique.

Et une inexplicable explosion détruit son laboratoire de recherches cosmiques.

Impossible de pénétrer dans les ruines. On se heurte à une masse translucide aussi dure que du diamant, à travers laquelle on distingue quelques formes sombres comme prises dans un aquarium soudain congelé.

Par quel phénomène inconnu et imprévisible, cette « congélation » de l'atmosphère du laboratoire a-t-elle pu se produire ?

Le mystère ne sera résolu que l'extraordinaire révélation sur laquelle se termine ce roman de science-fiction dont l'audace a produit une véritable sensation en U.R.S.S.

Photo: Pierre Rousseau - © 2019
Archives Pierre Rousseau
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samedi 1 décembre 2018

Littérature russe - Essai d'autobiographie

J'ai lu ce livre le 20 octobre 1978.



Boris Pasternak, Essai d'autobiographie (Hommes et situations)
Idées/Gallimard 1958 (traduction française)

Soulignements lors de la lecture:

Il était à supposer que l'homme qui créait une pareille musique comprenait qui il était et qu'après son travail il était serein et limpide, calme et tranquille comme Dieu, qui, au septième jour, se reposa de ses Œuvres. 29

Je méprisais tout ce qui n'était pas création, tout ce qui était métier, ayant l'audace de penser qu’en cette matière j'étais fin connaisseur. Dans la vie véritable, pensais-je, tout doit être miracle et prédestination, rien de prémédité, d'intentionnel, pas de bon plaisir personnel. 33

(...) mais tout au monde devait se surpasser pour être soi-même. L'homme, l'activité de l'homme, devait contenir cet élément d'infinité qui détermine un phénomène et lui donne son caractère. 35

L'art est plein de choses connues, de vérités qui courent les rues. 38

À voir: Qu'est-ce que la littérature... 

(...) la ville elle-même manifestant sa présence par la bouche d'un homme. Et quand, dans ce royaume de l'artifice établi et pour cette seule raison insensible, quelqu’un ouvre la bouche, non par penchant pour les belles-lettres, mais parce qu’il sait quelque chose et qu’il a quelque chose à dire, cela produit l'impression d’une révolution comme si les portes s’ouvraient en grand et s'y engouffrait le bruit que fait au-dehors la vie, comme si ce n'était pas un homme faisant part de ce qui se passe en ville, mais la ville elle-même manifestant sa présence par la bouche d'un homme 41

Des adjectifs  sans substantifs, des verbes sans sujets, des jeux de cache-cache, des silhouettes qui passent furtivement, émoi, saccades. 43
C'est en compagnie de Blok que moi-même et toute une partie de ma génération dont je parlerai plus bas, vécûmes et passâmes notre jeunesse. Blok avait tout ce qui fait un grand poète, le feu, la tendresse, la pénétration, son image particulière du monde, un don qui lui était propre de tout transfigurer à son contact, une destinée discrète qui se dérobait, absorbée en elle-même. 43

L'hôte, un être des plus doués, un homme de beaucoup de goût, érudit et cultivé, parlant plusieurs langues aussi couramment que le russe, incarnait dans toute sa personne la poésie, à ce degré qui fait le charme de l'amateurisme, mais auquel il est difficile d‘avoir, en plus, une forte personnalité créatrice, un caractère de cette pâte dont se forment les maîtres.Nous avions des goûts analogues, des amis communs. 55

(...) dont le personnage principal était la ville, l'événement principal la rue. 43

(...) Tolstoï, arrêté en route...62

Pour voir ainsi, il faut que notre œil soit dirigé par la passion. Elle seule illumine l'objet de sa flamme en en intensifiant la visibilité. 68
Il est plus indispensable dans la vie de perdre que de gagner. Le grain ne lève pas s’il ne meurt.  Il faut vivre sans se lasser, regarder en avant et se nourrir de ces provisions vivantes que l'oubli non moins que le souvenir élaborent. 81

Maïakovski ; Essénine 99

Asséiev, un camarade parfait, un homme intelligent, doué, intérieurement libre et que rien n'aveuglait. 102

C'est une poésie créatrice au suprême degré. Elle n'est pas encombrée par l'entassement des effets. Elle est ample et aérée. Elle se meut et respire. 115
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Quatrième de couverture:

Ce livre est une autobiographie spirituelle. Pasternak s'attache à raconter les circonstances qui ont éveillé sa vocation de poète et d'écrivain . Il retrace l'histoire des influences et des amitiés : de Tolstoï à Rilke, d'Alexandre Blok à Maïakovski et Essenine. Cette autobiographie était écrite au moment où Pasternak achevait Le Docteur Jivago. Elle forme ainsi le maillon qui rattache sa première grande œuvre en prose à tout son passé de poète, en même temps qu'elle éclaire par des souvenirs personnels quelques-uns des thèmes et des personnages du roman.


Photo: Pierre Rousseau - © 2018
Archives Pierre Rousseau
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dimanche 28 octobre 2018

Littérature russe - Les Cosaques

Lors de la lecture de Les Cosaques, j'avais souligné:

(Erochka à Olenine):


« - Un péché? Où est le péché? répondit le vieillard sur un ton décidé. Regarder une belle fille, c'est un péché? S'amuser avec elle, c'est un péché? L'aimer, c’est un péché? C’est comme ça, chez vous? Non, mon cher, ce n’est pas un péché, c'est le salut. Dieu t'a créé, et il a créé aussi les filles. C’est lui qui a tout fait, mon cher. Par conséquent, ce n'est pas un péché de regarder une belle fille. Elle a été créée pour être aimée et procurer de la joie. Voilà comme je juge, mon bon! »
Page 86



Léon Tolstoi, Les cosaques, Livre de poche classique 1399, 1965.

Photo: Pierre Rousseau - © 2018
Archives Pierre Rousseau



Citation prise sur le WEB (Jurisprudence Islamique - Les Péchés de l’ŒIL (des Yeux) en Islam):



«Ainsi, regarder le visage de la femme ‘ajnabiyyah ou ses mains avec désir est interdit. Quant au fait de regarder autre chose que son visage et ses mains (c’est-à-dire une partie dévoilée et non pas les vêtements), c’est interdit même s’il n’y a pas de désir ni de crainte de tentation.



Par conséquent, si quelqu’un a regardé délibérément son visage ou ses mains sans désir et qu’ensuite il a senti en lui-même un désir, il lui devient obligatoire de détourner son regard. Concernant le regard initial vers les mains ou le visage, avant que ne vienne le désir, c’est ce que l’on appelle le premier regard ; il n’y a pas de péché par ce regard-là ; At-Tirmîdhiyy a rapporté ainsi que Abôu Dâwôud d’après Bouraydah que le Messager de Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :


« يا علي لا تتبع النضرة النضرة فإن لك الأولى و ليست لك الثانية »

Ce qui signifie : « Ô `Aliyy ne fait pas suivre le regard sans désir par un regard avec désir car certes tu as droit au premier [regard sans désir vers le visage et les mains] et tu n’as pas le droit au deuxième [regard avec désir vers le visage et les mains] ».
S’il regarde le visage et les mains pendant un certains temps sans désir ceci est appelé le premier regard, s’il ressent le désir il doit détourner son regard, ceci est la signification du Hadîth du Messager de Allâh.

Si son regard tombe sans le vouloir sur autre que le visage et les mains de la femme ‘ajnabiyyah (c’est-à-dire une partie dévoilée et non pas les vêtements), il doit détourner son regard.»

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